


NOGA נֹגַהּ
Danseuse et chorégraphe : Yoanna Esther Blikman
Dramaturgie : Anat Danieli
Durée : 33 minutes
Dans la hassidout, Noga est une « écorce », située entre l’obscurité et le crépuscule.
Cette pièce est un rituel de transformation d’une femme vers une autre, semblable au processus de Techouva (en hébreu : retour, repentir). Elle est également une prière élevée vers une autre femme : Israël.
Yoanna Blikman, née à Paris, a immigré en Israël à l’âge de dix-neuf ans. Après quinze années, elle décide de quitter physiquement sa terre pour revenir dans le lieu où elle est née, pour une durée indéterminée.
Après le kibboutz Beeri, où elle a présenté sa dernière performance, qui a été victime d’un pogrom, Yoanna s’est retrouvée immobilisée pendant plusieurs mois, incapable de mouvoir les membres de son corps.
C’est à travers la lettre de la Torah et son étude qu’elle a retrouvé un mouvement de vie.
Elle passait ses journées entre tefila (prière), limoud (étude) et chant, allant et venant entre la synagogue et le studio de danse, qui sont devenus un seul et même lieu en elle.
Si quelqu’un lui posait la question : « Où es-tu ? », elle répondait : « Jérusalem ».
Création présentée à Micadanses, Paris
Soutiens : L’Association des chorégraphes d’Israël, Micadanses, le Centre de Danse du Marais